La jeune Dame

Mariane O Peters, un engagement pour les cosmétiques naturels et BIO

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Qui est Mariane Peters ?

Alors, Mariane Ouattara Peters est docteur en chimie. J’ai étudié à Dakar et après l’obtention de mon baccalauréat, je me suis envolée pour la France et puis le Canada.

En partant, j’étais allée pour faire de la médecine parce que c’était ma passion (et c’est toujours le cas) J’ai passé un concours pour être en école de médecine mais j’ai été choisi pour faire de l’orthodontie, ce qui ne m’intéressait pas… Donc, j’ai switché pour la chimie. Plus tard, je suis allée faire mon doctorat au Canada.

Était-ce un choix ou est-ce le destin qui vous a poussé à suivre cette voie ?

Quand, j’ai commencé mes études en chimie, ce n’était pas un choix heureux, c’était plus par dépit. Malgré cela, je me suis battue dur pour réussir mes études et obtenir mon diplôme.

Au canada, j’ai évolué dans les laboratoires et finalement, il m’a pris l’envie de revenir au bercail et d’entreprendre en me spécialisant dans les cosmétiques naturels et bio.

Pourquoi les cosmétiques naturels ?

Comme beaucoup d’autres femmes, j’adore les cosmétiques, mais j’avais du mal à trouver ceux adaptés à ma carnation. C’était un réel problème et je me suis dit pourquoi ne pas créer cela… je sentais qu’il y avait là un marché de niche avec un fort taux de croissance. Un autre point essentiel, était la valorisation des matières premières Africaines.

Quelle est la composition des produits Farifima ?

Notre cible est large, Femmes, hommes et enfants… alors, nous ne faisons que du naturel et du bio ; Ce concept n’est pas seulement un effet de mode mais il a un impact environnemental très positif. Aucun produit nocif n’est libéré! Toutes nos formulations, compositions sont savamment dosées afin de résoudre les problèmes de peau.

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Quelle était la réaction de votre époux par rapport à ce projet ?

Mon  époux Docteur Peters était professeur d’université, il me disait toujours : « Marianne, je peux financièrement soutenir la famille et toi tu vas entreprendre » Mais, de fil en aiguille, il s’est lui-même pris de passion pour l’entreprenariat. Aujourd’hui, nous avons cofondé Farifima et en plus de l’amour que nous partageons, nous relevons ensemble les défis de l’entreprenariat.

Est-ce facile de concilier relation de couple et business ?

Ça dépend… Lorsque nous ne sommes pas d’accord sur un point, nous discutons scientifiquement de la faisabilité, chacun d’entre nous défend ses points car nos visions sont assez différentes. Lui est chargé de tout ce qui est production et moi de tout ce qui est formulation. Le côté assez négatif, c’est que toute notre vie tourne autour de Farifima (rires) 24/24, nous ne parlons que ça; Nous souhaiterions avoir des journées de 48 Heures, car avec la production, la recherche et le développement de nos produits, la commercialisation, ce n’est pas toujours évident.

Il est important que l’on produise, l’Afrique a besoin que l’’on crée des emplois. Il y a énormément de jeunes très compétents, qui ont besoin d’être guidés. J’ai préféré revenir ici, en Afrique pour apporter ma pierre à l’édifice.

Quelles sont vos activités en dehors de Farifima ? Sur des groupes Facebook, j’ai remarqué que vous aidez beaucoup de gens, pourriez-vous nous en dire un peu plus ?

Nous sommes dans un pays où lorsque des idées commencent à germer dans notre esprit, on est très vite freinée avec la phrase: « Non ce n’est pas possible ». Moi, je dis aux gens, c’est bien possible! Je les aide avec des outils tels que les business plan, j’échange longuement avec eux, leur donne des directions tout en les soutenant psychologiquement … Je me prends un peu comme un coach de vie, le tout naturellement car en aidant les gens, on grandit aussi!

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Quelles sont les difficultés rencontrées depuis la création de Farifima ?

Il est difficile d’entreprendre et surtout en Afrique. Hormis, l’aspect financier, je dirai l’isolation! Il n’y a pas de cercles où se retrouver pour évacuer ou trouver des solutions appropriées. La sous-traitance, les collaborations ne sont pas stables, le travail n’est pas rigoureux. Parfois, vous êtes submergés par le travail mais les moments en famille, avec les amis permettent de décompresser et après continuer la bataille, on ne va pas lâcher. Nous sommes là pour rester et grandir !

A chaque étape ses difficultés, il suffit juste de les affronter et se lancer dans l’avenir !

 

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